Dans les temps reculés, l’individu qui pratiquait la géomancie et qui souhaitait connaître une
réponse à une question qu’il se posait, se concentrait sur celle-ci puis, à l’aide d’un bâton ou simplement de son doigt traçait des traits dans le sable ou la terre.
C’est de là que vient le terme de Géomancie : divination par la terre.
Pour certain, la géomancie est l’astrologie de la terre. La mise en relation de l’individu avec la terre mère lui permet d’être
directement « connecté » avec les forces telluriques de la planète. Voire directement avec son esprit « Gaïa ».
La géomancie est une science divinatoire étonnante. Bien que très ancienne, son fonctionnement est plus près de celui des
ordinateurs modernes que l’astrologie par exemple, sauf l'astrologie indienne qui pose encore bien des questions aux mathématiques contemporaines... l'astrologie se réfère à des positions
planétaires qu’il est nécessaire de calculer avec une grande précision pour avoir une interprétation d’autant plus précise. La géomancie est dans un concept « actif - passif », ou si l’on
préfère, binaire. Elle se doit d'interroger la question du "neutre", ou , en philosophie, celle de la métaphysique -au sens d'Avéroès- et d'Al Farabi, son introducteur textuel dans la langue de
la philosophie, au 10éme siècle ap JC.
La fonction neutre pose une méditation salutaire au binaire, notamment en politique (fonction ami/ennemi), où trop souvent
l'ésotérisme a choisi l'extrême droite.
Méditation sur le "neutre", contre la gnose également qui, depuis Basilide au deuxième siècle, introduit l'idée de "chûte" de
l'esprit dans l'enfer de la matière (esprit égal "bien", corps égal "mal"), une idée qui sert l'imaginaire extrêmiste (au sens de Lacan, c'est à dire servant la haine, terme "imaginaire" opposé
au terme "symbolique" relié par le célèbre psychanalyste, à l'amour).
Enfin le neutre (Tao) s'applique éminemment au fonctionnement cérébral et cyber :
1 / 0 / absence de (1 / 0).
Revenons à l'élaboration d'une convoquation des anges sous les auspices de la divination de la Terre:
Le questionneur va, en se concentrant, réaliser plusieurs points sur une feuille de papier (De nos jours, le papier est un
élément commun).
Il est demandé au questionneur de réaliser seize lignes de points. Le nombre de points par lignes n’est pas
limité.
Une fois ces lignes réalisées, le questionneur fera la somme des points par ligne et cette somme donnera un résultat exprimé par
un chiffre ou un nombre qui sera pair ou impair.
Si le résultat est pair
il sera symbolisé par deux étoiles * *,
si le résultat est impair
il sera symbolisé par une étoile *.
L’ensemble des seize lignes sera divisé en quatre donnant de fait, quatre groupe de quatre lignes.
Les étoiles réalisées donneront quatre figures distinct baptisées « figures mères géomantiques ».
Il sera étonnant de rechercher la corrélation avec le fonctionnement des ordinateurs modernes, la typologie des actions
cérébrales (cf JL Krivine) et l’aspect binaire de la géomancie. Chaque ligne ne peut avoir qu’un état et cet état ne peut être que * ou * *. Et la suite de l’étude nous démontrera cet perpétuelle
analogie au travers de la construction géomantique.
Par JP, ajout amical de Monsieur Lopez

Le voyage de la GEOMANCIE
Figures de la Géomancie arabe
M. MOULS, avec l'ajout de l'auteur du blog
L'étude
comparatiste des traités de géomancie d'origine arabe a été
inauguré au XIXs. par une double collaboration, celle de l'historien des sciences Paul Tannery et de l'orientaliste Carra de Vaux dans les
années 1880 (Le Rabolion, in Mémoires Scientifiques de Paul Tannery, T.IV, 1920), laquelle a permi de jeter les fondations d'une étude philologique et
historique des traités de géomancie (art divinatoire apparenté à une "astrologie terrestre"), démontrant, à partir de l'étude
comparée des premiers traités de "science du sable" (dès le IX è.s.) que ce corpus de textes magiques et divinatoires est bien d'origine arabe.
ci-dessus : détail
d'un manuscrit arabe ancien
ci dessous : le calcul des "points" que donne chaque figure géomantique; c'est à l'aide de ces points additionnés pour l'ensemble du "thème", répondant à la question du consultant, puis de la
division par douze de la somme obtenue, jusqu'au chiffre insécable par douze, que s'obtient la résolution d'un chiffre important ; ce chiffre indique la Maison du "foyer de la question" -sur les
douze Maisons primaires- l'une d'elle situe le fond de la question; Maison influentielle;
là où les êtres invisibles déclarent leur message le plus profond...
Ce chiffre se nomme "la part de fortune".
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Copie du ms. bnf ar. 2697, détail f°2v° ;
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Copie du ms. ar. 2697, f°1v° ;
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Copie du Ms. ar. 2631,BnF Paris,f° 1v°.
Curseur semi-circulaire de la tablette divinatoire
du British Museum ( Dpt of Oriental Antiquities; inv 1888.5-26.1)
Texte du Cheikh Ez Zenati conservé par le marabout Ahmadou Gano, Djenné, Soudan français,
1902
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